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Déc 22

Sales petites phrases !

  Nous sommes tous, vous le savez, le résultat de notre histoire.

Tout au long de notre vie, nous avons entendu, de la part de ceux qui étaient en charge de notre éducation, un certain nombre de phrases, de règles, de « vérités », de conditionnements.

Nous avons bien sûr obéi à nos parents d’abord et à toute forme d’autorité ensuite.

Notre inconscient a bien enregistré tous ces messages et continue encore aujourd’hui d’y être fidèle, tant l’imprégnation de ces injonctions ecerveauleindemotsst importante.

Nous sommes sous influence car ce que nous avons pris pour des références, sont devenues aujourd’hui des croyances et ce que l’inconscient croit devient certitude et réalité.

Nous évoluons dans ce cercle vicieux qui fait que nous avons l’impression de ne pas avancer tellement ces certitudes nous cloisonnent et nous privent de  libertés; celle de décider de notre avenir, de faire des choix, et même de penser…

J’ai relevé pour vous quelques exemples et en face y est mis quelques réflexions:

rireetpleur

  • Il faut souffrir pour être beau !   (donc on est moche si on ne souffre pas).

  • Tout doit être parfait !   (…ben voyons ! parce que la perfection existe ?…).

  • Beaucoup d’appelés, peu d’élus !   (…rien de tel pour décourager qui que ce soit à agir !…).

  • On ne demande pas !   (…comme ça, on est sûr de ne rien obtenir !…).

  • Qu’est ce que les gens vont en penser ?   (…et si on laissait les gens penser ce qu’il veulent ! …).

  • On ne dit pas « je veux », on dit « je voudrais ».   (…quid de la volonté ?…).

  • La vie est dure !   (…la mort est facile ?…).

  • Toute médaille a son revers !   (…est-ce à dire qu’il faut payer chèrement ce que l’on obtient ?…).

  • Faut pas rêver !   (…ha bon ! pourquoi ?…).

  • Heureux aux jeux, malheureux en  amour !   (…un conseil, triche pour perdre aux jeux !…).

  • Tel père tel fils !   (…là encore on est prédestiné, impossible de changer ?…).

  • Dans le doute, abstiens toi !   (   dans le doute, demande !   ).

  • Tout est écrit/ on est comme on est !   (   à quoi bon vouloir évoluer alors !   ).

  • On gagne sa vie à la sueur de son front !   (   le burn-out n’est pas loin !   ).

  • Finis ton assiette !   (   cette petite phrase anodine nous apprend à ne pas gaspiller, ok, mais de manière plus insidieuse, beaucoup de personnes en surpoids, ont entendu cela tout au long de leur enfance   ).

  • Tu ne feras rien de bon / qu’est ce qu’on va faire de toi ?   (   No comment !   à part la stupidité du message   ).

  • Sois raisonnable !   (   celui-là est très mignon, mais à mon sens, c’est la pire car là encore le message retenu par l’inconscient est clair:   fais appel à ta raison, mais pas à tes émotions !   ).

boucher-les-oreilles

 

Voilà une liste non exhaustive de ce que j’appelle les sales petites phrases et bien évidemment vous en connaissez de nombreuses autres.

Je vous propose comme chaque fois de partager si cela vous a plus, de commenter et de m’envoyer d’autres phrase comme celles là avec votre petit commentaire entre parenthèse comme je l’ai fait ici.

merci à vous et bonne journée.

Pascal.

 

 

 

 

 

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(2 commentaires)

  1. Nathalie

    Oh oui ces petites phrases « assassines » qui raisonnent encore.

    Celle-ci me revient : « On a que ce que l’on mérite », souvent répétée quand on n’obtenait pas le résultat souhaité.
    Ce qui impliquait que l’on ne méritait pas de réussir parce qu’on n’était pas suffisamment « bien », ou que la seule chose que l’on pouvait obtenir était un échec.
    Difficile d’essayer et par voie de conséquence « d’oser » après ça !

  2. Le Gendre

    « Tout doit être parfait »
    Toute mon enfance j’ai baigné dans cette phrase énoncée par mon père qui me mettait une pression énorme aussi bien à l’école que dans ma vie de petite fille.
    Plus tard il y a eu la pression d’être reçue au Bac :  » qu’est-ce que les gens allaient penser si j’étais collée? »
    Il ne fallait rien faire qui puisse prêter critique contre ma famille.
    D’où à 17 ans, l’année du Bac, ces petites phrases ont elles pu contribuer à ma première crise dépressive ? Qui sait…
    Pour moi, à 78 ans, je commence à m’en sortir car j’ai compris , grâce à mon kinésiologue , que je n’avais pas à faire tout très bien, que mon père n’avait pas le droit de faire peser une telle pression sur mes épaules.
    Mais, pour moi, cela n’est pas encore facile car, ne sachant pas faire les choses » très bien » , je me suis toujours sentie inférieure aux autres.
    Solange

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